Dream Theater – A Dramatic Turn of Events

Il faut croire que chaque sortie de nouvel album de Dream -DT- Theater est accompagnée de son petit rituel. Ca commence par une promo émanant de Roadrunner (enfin depuis qu’ils y sont), quelques classement des meilleurs guitaristes et bassistes de tous les temps, histoire de rappeler qui sont les patrons (ou pas), le forum yourmajesty (Timmy !) .net est en émoi, et l’album sort enfin.

Enfin.

Ou pas en fait. On rajoutera seyulement qu’en plus des étapes précitées, nous avons pu assister pour la sortie de cet opus, à toutes les frasques du groupe dans la recherche de son nouveau batteur, remplaçant de Mike –l’homme ours porc Porn Toy– Portnoy

Si le groupe est sur une pente glissante depuis 2000 (l’après Métropolis part II), les deux dernières productions de l’ancienne formation américaine sont plus que discutable, pour ne pas dire complêtement décevantes, en restant politiquement correct. Cet albuim était donc attendu au tournant comme étant la première production d’un “nouveau DT” (A remarquer que chaque nouvel album du groupe est attendu au tournant, mais toujours pour des raisons foireuses, je dis ça, je dis rien).

A dramatic Turn of Events est donc le 11ème album du groupe, le 1er sans Portnoy. Tristesse et désolation ? Peut être bien. Pour l’anecdote, il convient de rappeler que c’est John Petrucci qui a composé les parties de Mangini. Une fois de plus, suivez mon regarrd…

Le groupe a mis sur internet il y a de celà quelques semaines le morceau d’ouverture de l’album “On The Backs Of Angels”. A ce moment là, c’est déjà l’esprit plein d’appréhension que j’avais lancé la lecture de la piste. “Mouais, intro, Rudess, Labrie (Timmy !), Petrucci, solo, pont, refrain, Labrie (ta guele), Rudess, solo … Tout ceci sent le très conventionné, trop conventionné, mal conventionné. Mais pourquoi pas ? Le tout sonnait un peut sorti d’Octavarium. Ce n’est pas un compliment. Une piste sans surprise, mais également sans saveure, sans idée fraiche, avec des solos sans intérêts, sans queue ni tête. A se demander où ils vont. Bref, ça part mal.

Et pourtant …

La suite de l’album va être bien plus rapide a résumer. La seconde piste, “Build Me Up, Break Me Down” sonne tout droit sorti de Train of Trought, le fameux album “metallicien” du groupe (sans doute le seul à sauver de ces 10 dernières années). Sauf que voilà, à part deux riffs même pas accrocheurs, juste avec un son tout droit sorti des micros dégueux de Petrucci, ce morceau n’a rien pour lui. Il est long, chiant, sans saveur, sans idées (tiens, j’ai pas déjà dit ça quelque part ?). A ce stade de l’écoute, le chant de LaBrie devient tout simplement insupportable, à tel point qu’un Doliprane 1000 devient presque nécessaire.

Vous prenez ce schéma, et vous le recopiez sur chacune des pistes de l’album. Excepté pour la 7ème piste ‘Far From Heaven” qui n’est qu’un immonde piano – voix. Vide de tout intérêt. En même temps, un pîano voix dans DT, c’est un peu une blague d’entrée de jeu. Space Dye Vest était bien, mais c’était bien plus que ça.

En résumé ? Un album qui n’est ni plus ni moins que de la repompe de plein d’anciennes idées du groupe. C’est con qu’ils nous sortent un best of de leurs pires idées, qui n’en sont plus en fait. Les intérêts rythmiques sont inexistant, à tel point qu’on croirait que les rois déchus du métal progressifs sont restés bloqués. Même handicap international ne semble plus rien pouvoir faire pour eux. Les solos de Petrucci et Rudess ne sont donc que de vastes blagues sans aucun intérêt, ils sont là pour être là. Vu ce qu’apporte Mangini, c’était bien la peine de nous casser les oreilles avec son recrutement. Myung a monté son volume, certes, mais ce n’est pas pour autant que ses parties sont intéressantes, les sons de Rudess deviennent tout bonnement ridicules. Tout ça pour des compos sans aucune surprise. 80 minutes de pure torture, surenchère de mauvais gout, dominée par les sieurs Rudess et Petrucci, ayant définitivement fait main basse sur le groupe.

Un album qui rendra Kevin et Jason heureux. Pour les amateurs d’Images And Words, aurais-je besoin de vous dire de passer votre chemin ?

Même si on le savait déjà un peu, voire beaucoup, je crois que le groupe est définitivement parti sur des sentiers où le retour n’est plus possible.

C’est triste.

~ par hleyeti le septembre 18, 2011.

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