Pain of Salvation : Road Salt Two : Ebony

•septembre 28, 2011 • Laisser un commentaire

Il arrive ! Maintenant ! Depuis le temps qu’on l’attendait, Road Salt 2, suite et fin du projet Road Salt des suédois de Pain of Salvation est enfin disponible !

C’étail il y a plus d’un an maintenant, Pain of Salvation nous revenait transformé avec un son encore inédit dans son catalogue. Après le constat d’un Pain of Salvation en pleine mutation sur Ivory, que nous réserve cet Ebony ? Des compos moins barrées pour un rendu moins torturé. Pour sûr, Road Salt 1 a divisé. Censé être sa “seconde moitié”, Road Salt 2, maintes fois repoussé, arrive dans un packaging directement opposé. Mais qu’en est il du contenu ? Promi plus “sombre” par Daniel Gildenlow (que je ne présente plus), voyons ce que ce second opus, et huitième album de Pain of Salvation à dans le ventre…

Tracklist

  1. Road Salt Theme
  2. Softly She Cries
  3. Conditioned
  4. Healing Now
  5. To the Shoreline
  6. Break Darling Break
  7. Eleven
  8. 1979
  9. Of Salt
  10. The Deeper Cut
  11. Mortar Grind
  12. Through the Distance
  13. The Physics of Gridlock
  14. End Crédits

Autant être franc, j’avais très peur de cet album. J’ai été assez indulgent avec RS1, mais les extraits balancés de ça de là sur le net n’ont que renforcé mes craintes. Tout d’abord, l’album semble se présenter plus comme un “concept album” (format qui m’est si cher). A la lecture des titres, on trouve une intro, une conclusion. Et même musicalement, pendant tout l’album, trois thèmes reviennent fréquemment.

Oui mais voilà, un concept, c’est bien, des thèmes récurents c’est bien … sauf quand ces thèmes ne sonnent pas. Ou pas assez. Après, pour sûr, c’est une question de goût. Mais j’ai connu les suédois bien plus inspirés.

Second point noir, le son. Là encore, ça sonne 70′s, brut de décoffrage, mais … gras, lourd, et pas forcément du plus subtil. Ici encore, piochez dans “l’ancien” Pain, et même avec du moins bien mixé, on trouve mieux arrangé. Après c’est le cachet que le Père Gildenlow a voulu donner à son CD, son projet, l’ensemble, soit.

Chronologiquement parlant, j’ai trouvé les 5 premières pistes fades. Plates. Peu inspirées. Sans grand intérêt. Peut être sur scène ? “Conditionned” nous avait déjà été présenté à Lyon et il est vrai que, à défaut de casser des briques par paquet de 10, ça a le mérite de tourner. Mais pour du Pain of Salvation ça fait un peu simplet.

Surtout quand on arrive sur “Eleven” et sa seconde moitié totalement dans la veine de ce qui a pu se faire avant. Un petit plan rythmique un peu tout piné, et une mélodie bien plus inspirée sur “1979″/ Comme quoi, quand ils veulent, ils peuvent.

Cependant quelque chose me turlupine. Pourquoi Road Salt 2 ?

Cet album, contrairement à Road Salt 1, sonne plus cohérent, comme dit plus haut, plus “concept”, plus homogène dans son ensemble, là ou RS1 avait surpris par sa diversité. Cependant, je ne trouve pas de point d’atttache entre les deux … si ce n’est dans les titres “Road Salt Theme”, ou encore le titre de l’album lui même. Ce second opus signe et persiste dans la direction donnée par Si le tout devait être un double album à la base, il apparait trop clairement que le projet “Road Salt” dans son ensemble est trop inégal.

Ces deux albums s’appeleraient “Daniel Gildenlow & friends”, ça me poserait beaucoup moins de soucis à vrai dire. Oui, parce qu’encore, le travail au chant de Daniel est irréporchable. Impeccable. Les guitares sont un peu plus présentes que sur le 1er opus, le tout est un peu plus énergique quand même … Mais le fait que le tout s’appelle Pain of Salvation, je crois que je ne m’y ferai pas. Quand je réécoute un “Perfect Element” ou un “BE” …. Désolé, mais ça ne passe pas.

Pain of Salvation a t il changé ? Ou ces deux albums, ne formant, dans les dires du groupe; qu’un, ne sont ils qu’une étape dans le voyage musical que veut nous offrir Pain of Salvation ? La réponse va être longue à attendre. Car il faudra bien attendre la prochaine production du groupe pour savoir où ils veulent nous enmener. Et quelque chose me dit que ce n’est pas pour de sit tôt …

Dream Theater – A Dramatic Turn of Events

•septembre 18, 2011 • Laisser un commentaire

Il faut croire que chaque sortie de nouvel album de Dream -DT- Theater est accompagnée de son petit rituel. Ca commence par une promo émanant de Roadrunner (enfin depuis qu’ils y sont), quelques classement des meilleurs guitaristes et bassistes de tous les temps, histoire de rappeler qui sont les patrons (ou pas), le forum yourmajesty (Timmy !) .net est en émoi, et l’album sort enfin.

Enfin.

Ou pas en fait. On rajoutera seyulement qu’en plus des étapes précitées, nous avons pu assister pour la sortie de cet opus, à toutes les frasques du groupe dans la recherche de son nouveau batteur, remplaçant de Mike –l’homme ours porc Porn Toy– Portnoy

Si le groupe est sur une pente glissante depuis 2000 (l’après Métropolis part II), les deux dernières productions de l’ancienne formation américaine sont plus que discutable, pour ne pas dire complêtement décevantes, en restant politiquement correct. Cet albuim était donc attendu au tournant comme étant la première production d’un “nouveau DT” (A remarquer que chaque nouvel album du groupe est attendu au tournant, mais toujours pour des raisons foireuses, je dis ça, je dis rien).

A dramatic Turn of Events est donc le 11ème album du groupe, le 1er sans Portnoy. Tristesse et désolation ? Peut être bien. Pour l’anecdote, il convient de rappeler que c’est John Petrucci qui a composé les parties de Mangini. Une fois de plus, suivez mon regarrd…

Le groupe a mis sur internet il y a de celà quelques semaines le morceau d’ouverture de l’album “On The Backs Of Angels”. A ce moment là, c’est déjà l’esprit plein d’appréhension que j’avais lancé la lecture de la piste. “Mouais, intro, Rudess, Labrie (Timmy !), Petrucci, solo, pont, refrain, Labrie (ta guele), Rudess, solo … Tout ceci sent le très conventionné, trop conventionné, mal conventionné. Mais pourquoi pas ? Le tout sonnait un peut sorti d’Octavarium. Ce n’est pas un compliment. Une piste sans surprise, mais également sans saveure, sans idée fraiche, avec des solos sans intérêts, sans queue ni tête. A se demander où ils vont. Bref, ça part mal.

Et pourtant …

La suite de l’album va être bien plus rapide a résumer. La seconde piste, “Build Me Up, Break Me Down” sonne tout droit sorti de Train of Trought, le fameux album “metallicien” du groupe (sans doute le seul à sauver de ces 10 dernières années). Sauf que voilà, à part deux riffs même pas accrocheurs, juste avec un son tout droit sorti des micros dégueux de Petrucci, ce morceau n’a rien pour lui. Il est long, chiant, sans saveur, sans idées (tiens, j’ai pas déjà dit ça quelque part ?). A ce stade de l’écoute, le chant de LaBrie devient tout simplement insupportable, à tel point qu’un Doliprane 1000 devient presque nécessaire.

Vous prenez ce schéma, et vous le recopiez sur chacune des pistes de l’album. Excepté pour la 7ème piste ‘Far From Heaven” qui n’est qu’un immonde piano – voix. Vide de tout intérêt. En même temps, un pîano voix dans DT, c’est un peu une blague d’entrée de jeu. Space Dye Vest était bien, mais c’était bien plus que ça.

En résumé ? Un album qui n’est ni plus ni moins que de la repompe de plein d’anciennes idées du groupe. C’est con qu’ils nous sortent un best of de leurs pires idées, qui n’en sont plus en fait. Les intérêts rythmiques sont inexistant, à tel point qu’on croirait que les rois déchus du métal progressifs sont restés bloqués. Même handicap international ne semble plus rien pouvoir faire pour eux. Les solos de Petrucci et Rudess ne sont donc que de vastes blagues sans aucun intérêt, ils sont là pour être là. Vu ce qu’apporte Mangini, c’était bien la peine de nous casser les oreilles avec son recrutement. Myung a monté son volume, certes, mais ce n’est pas pour autant que ses parties sont intéressantes, les sons de Rudess deviennent tout bonnement ridicules. Tout ça pour des compos sans aucune surprise. 80 minutes de pure torture, surenchère de mauvais gout, dominée par les sieurs Rudess et Petrucci, ayant définitivement fait main basse sur le groupe.

Un album qui rendra Kevin et Jason heureux. Pour les amateurs d’Images And Words, aurais-je besoin de vous dire de passer votre chemin ?

Même si on le savait déjà un peu, voire beaucoup, je crois que le groupe est définitivement parti sur des sentiers où le retour n’est plus possible.

C’est triste.

J’ai failli attendre … la fin de l’année !

•juillet 18, 2011 • Laisser un commentaire

Ce qui est rigolo à chaque fois que je commence un billet, c’est que je dis la même chose, ou presque. Donc, oui, dans la liste de tous les posts que j’ai en chantier (il y en a un sacré paquet), je me rend compte que je n’ai pas fini de vous parler de musique. L’été approche, enfin non, il a déjà bien commencé, et avant d’attaquer le boulot d’ici une grosse semaine, j’avais envie de mettre par écrit les quelques réjouissances qui nous attendent d’ici la fin de l’année. On va faire un joli vrac, et on verra bien !

CD 

Dans la saga des albums que j’attend, ou pas, on va retrouver pas mal de choses dont j’ai déjà parlé ici, ou dont je parlerai un jour de toute manière.

Anathema – Falling Deeper 

Une nouvelle production des britanniques sur lesquels je n’ai pas tari d’éloges, qui nous sortent début septembre une sorte de best of acoustique. Quoi ? Un best of ? Mon dieu au secours ! Au scandale ! En plus ce serait le second du groupe (Hindsight en était déjà un) et franchement, une seconde fournée, je signe de suite !

Steven Wilson – Grace for Drawing 

Second album Solo du Dieu Wilson, après Insurgentes, marquant par un excellent cru le début de la carrière Solo de Wilson sous son propre nom. Il frappe avec un double album en octobre. Différent de Blackfield, dont le troisième volet m’a laissé mi figue mi raisin, Wilson sait faire la part des choses entre les différents projets dans lesquels il s’implique. Autant dire que j’ai hâte.

Opeth – Heritage 

Les suédois nous sortent leurs 11ème album, mixé par le Dieu Wilson lui même, qui a qualifié l’album durant l’année d’”incroyable”, et même si Watershed la 10ème galette du groupe laissait beaucoup à désirer, je suis impatient d’entendre Akerfeldt et ses hommes jouer de nouveau ! Le rendez vous est pris pour septembre.

Pain of Salvation – Road Salt II (Ebony)

Enfin, elle arrive, la seconde partie du projet Road Salt. On aime ou pas, cet album risque d’annoncer le meilleur comme le pire, mais dire que j’attend Daniel et ses hommes de pied ferme est un doux euphémisme. Encore une fois, c’est pour septembre.

Dream Theater – A Dramatic Turn of Events 

Mais qu’est ce qu’ils foutent là eux ? Oui, bizarrement je l’attend ce CD. Parce que je suis obligé, avec les copains, on a tiré a la courte paille (ou pas) et c’est moi qui doit me taper cet étron en puissance pour qu’on puisse critiquer en connaissance de cause (ou presque), parce qu’après on se fait taxer d’être de mauvaise fois. Première production du groupe avec le bulldozer Mangini (ce n’est pas un compliment …) et de la suprématie définitive de Petrucci et Rudess … C’est, encore une fois, pour septembre, et le premier single lâché par Roadrunner ne donne pas vraiment envie …

Antimatter - Wide Awake In The Concrete Asylum

Désormais tenu par Mick Moss seul, le projet fondé a la base par l’ancien bassiste d’Anathema nous sortira une nouvelle galette courant novembre. J’ai eu l’incroyable chance de voir Mick Moss en vrai lors d’un concert intimiste dans un pub crado de Saint Etienne il y a un mois (rapport à venir, si si) et … même si ce sera différent, encore, j’attend l’album, sereinement.

Maynard James Keenan 

Oui, on va tout mettre sous son nom, ce sera plus facile. Le brave homme n’a pas chômé pendant l’année. En effet, On sait qu’un nouvel opus de Tool (ça aussi je dois en parler un jour) et de Puscifer sont en approche pour la fin de l’année, et on a même entendu parler d’un Perfect Circle également. Bref, ça va se bousculer au portillon, mais ça risque d’être le bordel pour les tournées.

Les tournées tiens, parlons en !

Concerts

Steven Wilson – Bataclan – Paris 26 octobre 2011

Bon, comme dit plus haut, le Dieu Wilson sort une galette, et donc il tourne, avec du beau monde en plus (Marco Minemann à la batterie, entre autres). C’est Paris, c’est le Bataclan, c’est cher et compliqué d’y aller, mais … qu’est ce que j’aimerais en être !

Pain of Salvation et Opeth – Bataclan – 16 Novembre 2011

On parlait du Bataclan ? Oui mais non, ça va pas être possible ! Opeth et Pain of Salvation sur la même scène le même soir, ça fait deux shows pour le prix d’un, ça fait deux grands groupes, ça fait deux moments inoubliables en perspective, ça fait … deux fois plus de raisons d’y être et de se bouger le cul ! A voir si mon agenda me permet de prendre mon mercredi et éventuellement mon jeudi, mais … bordel qu’est ce que j’aimerais !

Font chier au transbo, ils ont changé l’équipe, et bizarrement on se tape que de la merde cette année ;’( Ah mais non !

Within Temptation – Le Transbordeur – 8 Octobre 2011

Non, j’déconne ;)

Allez, pour finir, jeux vidéo, que de toute manière je n’aurai pas le temps de faire, donc pas plus mal.

Jeux vidéo

Pas grand chsoe à se mettre sous la dent, enfin de ce qu’il me vient en tête, là de suite, si ce n’est Assassin’s Creed Revelations, pour novembre, et Batman Arkham City, pour novembre aussi. Ah et Uncharted 3 aussi ! Non, là encore, je déconne ;)

Dream Theater – The Spirit Carries On – 2011

•mai 18, 2011 • Laisser un commentaire

Le 8 septembre dernier, c’était un mercredi je crois, j’étais encore en stage. J’arrive la tête un peu dans le sac à l’étude, et, pendant une pause, je lis via son twitter que Mike Portnoy avait pris la décision de quitter son groupe, son bébé Dream Theater. pour sûr, c’était une journée qui commençait bien !

Mais alors que vont devenir les autres gugus ? LaBrie, Myung, Petrucci et Rudess ? Tous des musiciens dont le talent n’est plus à démontrer mais dont l’inspiration fait cruellement défaut depuis bientôt 10 ans ? Et bien ces petits gars n’ont pas voulu mettre fin au groupe, dont, il faut bien l’avouer, Portnoy tenait les reines. Un album pour cette année a même été annoncé, et le remplacement du batteur se ferait “en temps voulu”. Oui, sauf qu’en temps voulu, pendant quelques temps, on en n’a plus trop entendu parler. Et puis en temps voulu, c’est devenu cette semaine.

Tout d’abord, chose très drôle,  il y a eu la première phase : l’annonce de l’annonce. Les zouaves ont du suivre le twitter de Kojima et se dire “tiens, on va faire comme lui”. Donc on a eu droit à une vidéo en grande pompe annonçant l’annonce prochaine du remplaçant du pas regretté Mike Portnoy. Avec toute la petite musique pathos et messagers des membres. Et une voix off pourrie, genre série ricaine super clichée. Ça part mal.

Les prétendants : 

Thomas Lang
Aquiles priester
Virgil Donati
Mike Mangini
Marco Minneman
Derek Roddy
Peter Wildoer

Bon et puis on arrive à ce moment, où le groupe a voulu nous faire vivre les auditions au travers de trois “épisodes”. Les chevilles ça va ? Merci.

Les épisodes : 

Episode 1 : L’attaque du clone 

Longue introduction, au revoir Portnoy, et audition de Mangini

Episode 2 : Un nouvel espoir ? 

Suite des auditions, dont Virgil Donati et Marco Minneman

Episode 3 : Le retour du Clone 

Fin des auditions et dénouement. Ca y est, contre toute attente, ou pas, Mike Mangini est le nouveau batteur de Dream Theater.

OUI MAIS !

S’il n’est pas question ici de revenir sur le talent technique de M. Mangini (putain on va encore se taper un “Mike”), force est de constater que John Petrucci et Jordan Rudess ont vraiment joué la carte de la “sécurité”. Sécurité pour eux oui !

Choisir Mangini, c’est comme remplacer un bûcheron par un autre. Très technique, très démonstratif … wait ! Ça ne rappelle rien à personne ?! Alors que Donati et Minneman, les deux pour qui j’avais une large préférence, pouvaient apporter quelque chose, un style, une subtilité, une expérience différente, le duo des bouffeurs de notes ont préféré prendre quelqu’un qui n’aura pas de personnalité dans son jeu et qui préférera se plier à leur bon vouloir.

Chose étonnante, en l’espace de trois épisodes, soit plus d’une heure de “documentaire”, on entend à peine John Myung, bassiste du groupe, qui, en tant que bassiste, aurait sans doute un mot primordial à dire sur le choix de son collègue dans la section rythmique de Dream. Ça en dit long sur la section rythmique du groupe (suffit d’avoir le courage d’écouter leur deux dernières productions pour s’en rendre compte).

Bref, Dream aurait pu prendre un nouveau tournant avec ce batteur, sortir un peu la tête de l’eau dans laquelle il se noyait depuis un peu trop longtemps. Ce n’est pas ce qu’on décidé les branleurs de manche. Dream Theater est mort, vive Dream Theater, pour le pire.

For All We Know – Ruud Jolie and friends

•avril 15, 2011 • Laisser un commentaire

For All We Know, c’est quoi, c’est qui ? Side project lancé par Ruud Jolie (Within Temptation) – oui, ça part super mal – avec plein de (plus ou moins) beau monde dedans. Petit aperçu :

Kristoffer Gildenlöw – ex Pain of Salvation 
Léo Margarit – Pain of Salvation 
Ruud Jolie – Within Temptation 
Daniel Gildenlow – Pain of Salvation (guest)
Sharon den Adel – Within Temptation (guest)
John Wesley – Porcupine Tree (guest)

Et plein d’autres moins connus

Le “projet” donnait aux internautes que nous sommes, la possibilité d’écouter l’album dans son intégralité sur son site ce soir même, entre 19h et 23h59. Revenant de partiels, je n’avais rien à faire dans l’immédiat, normalement jusqu’à plus tard dans la soirée (si tout va bien) donc je me suis motivé, et me suis dit “pourquoi pas ?”

Tracklisti

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Blind Me
Busy Being Somebody Else
Out of Reach
When Angels Refuse to Fly
I Lost Myself Today
Keep Breathing
Down On My Knees
Save us…
Embrace/Erase/Replace/Embrace
Tired and Ashamed
Open Your Eyes
Nothing more…

La première piste a failli a elle seule me faire arrêter l’écoute immédiatement. C’est plat, vide, sans âme. Ca sonne … Within Temptation, un riff de guitare entendu maintes et maintes fois, revu et corrigé. Ajoutez les petites touches de piano, et on frise le cliché. A moins qu’on soit déjà en plein dedans.

Bref, continuons. Bah la suite, c’est pas franchement plus glorieux. Certaines mélodies qui peuvent de temps en temps accrocher, et encore, ça ne casse franchement jamais une seule patte à un canard.

Première piste “intéressante ?” – I lost Myself Today, avec John Wesley en guest ? Bah … heureusement qu’il est là le bougre ! Son solo sur la seconde moitié de l’album est appréciable, mais pas suffisamment mis en valeur, la composante rythmique du morceau étant … plate.

On enchaîne avec “keep breathing” morceau réunissant le plus de guest (Daniel inclus). Grosse déception, le morceau n’est en fait qu’une sorte de gros canon a plein de gens. Sur fond de piano. En gros, vous prenez plein de gens, connus si possible (Daniel, Sharon, on a besoin de vendre un CD avec vos noms dessus, vous voulez pas venir deux secondes ? De toute manière ça ne durera pas longtemps, 1’50), vous ajoutez une petite partie piano sans prétention, avec une vraie fausse prise d’ampleur sur la fin,  vous secouez le tout, et vous obtenez le titre.  Sans réel intérêt, même si les parties chant sont propres.

Bon j’abrège, parce que ça commence à me gonfler, le reste de l’album reste dans cette veine, du déjà vu / entendu, avec du violon et un peu de mandoline sur la fin. Mais franchement, ça vaut pas tripette.  Les rares “bonnes idées” (et encore faut le dire vite) sont noyées dans un océan de déjà vu.

De plus, le mixage est inintéressant, bon, je sais, j’ai tendance à m’emballer sur les prouesses sonores de Steven Wilson, ce qui a sans doute tendance à me rendre exigeant. Mais moi, je ne demande pas systématiquement l’excellence (encore que …) mais au moins quelque chose d’intéressant, qui ait une patte ! Ça sonne creux, quelques basses ressortent de temps en temps, mais franchement, c’est pas follichon.

Les amateurs de Within aimeront. Ceux qui ont l’habitude d’écouter des turcs plus travaillés, non. Ça valait bien la peine de nous gonfler avec de la promo tiens ! Ça me fait franchement mal au coeur de voir des musiciens de talent participer à ce genre de trucs. C’est pas parce qu’on a des amis qu’on doit les accompagner au fond du gouffre ! Si ?

Blackfield – Welcome To My DNA.

•avril 5, 2011 • Laisser un commentaire

Parmi les sorties musicales attendues de l’année 2011, le nouvel opus de Blackfield “Welcome To My DNA” faisais parti du haut de ma liste (qui n’est pas si longue de toute manière).

Pourquoi ? Petit rappel, Blackfield, c’est quoi, c’est qui ? Un joli projet de rock lancé par Steven Wilson et l’israélien Aviv Geffen.  Le duo avait déjà sorti deux albums, nommés sobrement Blackfield I et Blackfield II. Si le premier avait vraiment su me toucher, le second en revanche s’était révèlé bien trop plat et insipide à mon gout. Qu’en est il de cette troisième galette ?

Tracklist

  1. Glass House
  2. Go to Hell
  3. Rising of the Tide
  4. Waving
  5. Far Away
  6. Dissolving with the Night
  7. Blood
  8. On the Plane
  9. Oxygen
  10. Zigota
  11. DNA

Sans doute la première chose qui me viendrait à l’esprit, ce serait de dire que cet album à sans doute deux personnalités. On reconnait bien la patte de Wilson quand il est à l’origine de telle ou telle compo. Cependant, l’ensemble reste trop inégal. Les parties de Geffen sont un deçà en dessous. De manière plus générale, le mixage est très bon (en même temps, il aurait fallu être fou pour en douter), mais un bon mixage ne fait pas tout.

Si certaines mélodies prennent de temps en temps le dessus en accrochant pas trop mal, (Rising of the Tide) certains morceaux sentent cruellement le vide (Waving, c’est quand même con que le 1er single soit chiant à ce point). Et le tout sent quand même de temps en temps la facilité. Blackfield a toujours eu un petit côté ‘pop’ de par son approche et son accessibilité, mais celui là tape dans le court et efficace (efficace, ou pas).

Enfin, le tout reste très propre, et conviendra sans doute plus à certains, selon leur sensibilité. Il en reste un album très accessible pour les profanes. Mais ce sera sans moi, lui préférant largement Blackfield I. Ou plus radicalement du Steven Wilson en solo.

 

Reprise honteuse du jour : Confortably Numb – Queensrÿche & Dream Theater

•mars 28, 2011 • Laisser un commentaire

Bon dans la lignée du billet concernant Nightwish et High Hopes, une autre reprise honteuse des Pink Floyd, un monument des Floyd même, cette fameuse reprise de Confortably Numb lors d’un show réunissant Queensrÿche et Dream Theater sur une même scène.

Bon, déjà on va commencer avec l’original hein, histoire de faire les choses correctement

Bon, là dessus, y’a pas grand chose à dire, à part que si je devais faire découvrir Pink Floyd à quelqu’un je lui ferais sans doute écouter celle ci.

Enfin tout ça pour dire que de passer de la version originale à ça, ça fait très mal

Où est passé tout le “Floyd Spirit” ? Bon, le chant de LaBrie, on ne va pas revenir une énième fois dessus, encore qu’ici; ce n’est pas celui que j’incriminerais le plus.

John Petrucci, toi, par contre, déjà qu’on est plus bien copain, là, ça va devenir vraiment compliqué. La technique c’est une chose, pourrir un morceau c’en est une autre. Bon déjà, ton son, il est dégueulasse, ensuite, ton solo, il sonne horriblement mécanique, ça tourne, ça passe, mais ça sonne pas. Ensuite, on ne met pas 36 notes par secondes sur du Pink Floyd ! Non mais bordel t’as rien compris ou quoi ?!? Ce qui fait la force des Floyd, c’est justement cet aspect planant. M. Gilmour, c’est un peut l’antithèse du “36 notes par secondes”. Comment pourrir un mythe en deux minutes ? On sait que t’es trooooooop fort, on sait que tu fais des trucs de fou avec Dream, mais pitié, c’était pas la peine de vomir sur ce que d’autre ont bien fait avant toi.

C’est super prétentieux, comme tout ce que vous faites depuis … longtemps, ça ne sonne pas, ça ne transporte nulle part. C’est bien parce que vous ne vous appelez pas Nighwish que je ne vous décerne pas la palme de la pire reprise, mais franchement, vous êtes juste derrière les gars. Vu votre niveau, c’est vraiment honteux.

Power Of Metal 2011 : Symphony X + Nevermore + Psychotic Waltz + Mercenary + Thauroprod @ Lyon – Transbordeur le 04/03/2011

•mars 15, 2011 • Laisser un commentaire

Jeudi 3 mars, 21h30. Sur sa page Facebook, Blackfield annonce des dates supplémentaires pour sa tournée “Welcome To My DNA”. NNi une ni deux, je fonce non pas sur leur site, mais sur les calendriers de nos différentes salles lyonnaises afin de voir si par miracle, le Side Project de Wilson aurait entendu mes prières. Malheureusement, il n’en est rien. Cependant, je découvre que le lendemain, Symphony X se produit au transbo, avec une ribambelle de groupes en ouverture, dont Nevermore, (re)découvert tout récemment. Allez, sur un coup de tête, j’en suis.

Bon, on ne va pas se mentir, deux groupes sur cinq, mathématiquement, c’est pas franchement jouasse, mais c’étaient encore les vacances, le folklore de se reposer et de ne devoir se soucier de rien travailler d’arrache pied, tout ça, faut bien se faire plaisir ma bonne dame.

J’arrive sur les coups de 18h devant un transbo vide … à l’extérieur. En effet, le premier groupe à déjà ouvert le bal. Bah oui, cinq groupes, si on veut pourvoir rentrer chez soi tranquillement, faut commencer tôt hein ! Bon, je pensais passer la soirée en mode papy sur un gradin, la faute à l’appréhension du public de Nevermore et de Symphony X, mais j’ai trouvé une jolie petite place premier rang droite, avec une enceinte d’appoint pour poser mes petites affaires. Parfait.

Il ne faisait pas très beau, pas trop chaud, mais pas trop froid non plus … Comment ? Ca se voit tant que ça que je ne veux pas parler du 1er groupe ? Ni du 2nd ni du 3ème ? Vous êtes mauvaise langue là ! Bon, en résumé, l’intérêt de Thauroprod, Mercenary et Psychotic Waltz est à peu près proportionnel au nombre de lignes qui leur sera consacré dans ce billet. A savoir, risible. (Allez, je vous link quand même les Myspace si vous auriez envie de perdre votre temps)

Pour faire très court, les groupes sont des clichés d’eux mêmes, tous dans leur “genre” respectif, avec un fond commun de heavy chiant et déjà entendu (pléonasme). Les groupes avaient au moins pour eux d’avoir un bon esprit, et un public assez réceptif. Soit.

Il est déjà presque 21h quand Psychotic Waltz quitte la scène. “Allez je veux voir Nevermore moi !” La première pièce maîtresse de la soirée entre en scène. Il était temps, parce que je commençais vraiment à me faire chier moi !

I : Nevermore

Setlist

  1. Inside Four Walls
  2. Moonrise (Through Mirrors of Death)
  3. The Termination Proclamation
  4. Your Poison Throne
  5. Born
  6. The Heart Collector
  7. The River Dragon Has Come
  8. Emptiness Unobstructed
  9. This Godless Endeavor
  10. Narcosynthesis
  11. Enemies of Reality

Quoi ? Du trash ici ??? Mais qu’est ce qu’il se passe ?! Re découvert récemment donc, j’étais assez curieux de voir la prestation du groupe sur scène. Premier constat, le son est nickel. J’avais vraiment peur d’un truc super bourrin où on comprendrait rien à ce qui se passe sur scène, j’avais tort. La prestation de ces joyeux lurons a été de très bonne facture, une super ambiance. Beaucoup moins prog que ce dont j’ai l’habitude de partager par ici, et d’écouter tout court, Nevermore nous a servi une setlist variée, avec du calme et du moins calme, du speed et du moins speed, pour une grosse heure de concert, mais toujours interprété à la perfection sans accroc. Je craignais un public en mode bovin, mais là encore je me trompais. L’assistance fut très “calme” et je n’ai nullement eu à lutter pour ma survie, chose forte agréable ! Un show dynamique et sans temps morts, c’était vraiment bon !

II : Symphony X

Oh bah ça alors ? La salle qui se vide d’un coup ? Mais les gens, vous êtes juste venus pour Nevermore et Symphony vous vous en tapez ? :D Ah bah la voilà la partie prog de la soirée ! Il est 22h30 bien tassé, les lumières du transbo s’éteignent maintenant pour la 5ème fois de la soirée. Symphony X entre en scène.

Setlist

  1. Of Sins and Shadows
  2. Domination
  3. Serpent’s Kiss
  4. End of Innocence
  5. Paradise Lost
  6. Inferno (Unleash the Fire)
  7. Smoke and Mirrors
  8. Dehumanized
  9. Set the World on Fire (The Lie of Lies)

Rappel

  1. Evolution (The Grand Design)
  2. Eve of Seduction

Ouverture donc avec “Of Sins and Shadows”, et donc un morceau de “Paradise Lost”, le dernier opus du groupe. Et merde ! Je l’aime pas ce CD moi ! Ils vont pas se la jouer à la Dream Theater et nous le faire un album pas bien en entier ? Parce que si c’est comme ça, je me casse, en plus je risque de ne pas avoir de TCL et de rentrer aà pied si je reste jusqu’au bout… Bon allez, ok, on verra bien. Mais mais mais ???! C’est quoi ce son ? Au secours ! On entend juste un “BROUUUUUUUUUUUUUHHHHH” Hé l’ingé son ?! T’as craqué ton slip ? Tu me baisse la batterie et la basse et que ça saute ! Ok, Micheal Lepond a juste un jeu technique incroyable, mais faut pas déconner !

Bon, sur “Domination” ça semble s’être calmé, j’ai même pu entendre le riff méga speed trop technique d’intro, c’est bon, ouf. Bon alors à ce stade, je me dois de vous faire un petit rappel sur Symphony X. Pourquoi une allusion à Dream Theater un peu plus haut ? Parce que généralement, les deux groupes sont souvent mis en comparaison, sans doute à cause de leurs guitaristes respectifs : John Petrucci VS Micheal Roméo : FIGHT ! Si les deux groupes sont répertoriés en métal progressif, et si les deux guitaristes précités sont justes tout bonnement des monstres de technique, Symphony X doit tempérer sa qualification de prog, uniquement aux parties de Roméo et Lepond (bassiste) qui ont des parties très techniques. Sinon, le groupe baigne quand même dans un esprit mélangeant power et heavy métal, là où Dream a tendaance à nous larguer avec des parties super pinées de partout. Symphony X, c’est plus court, plus structuré, plus abordable. Mais pas forcément mieux. C’est autre chose.

Ah et oui, Symphony X a un quelque chose que Dream Theater n’a pas : un chanteur. Oui, un type qui sait chanter. James Labrie peut aller se rhabiller, Russel Allen m’a juste épaté. Ses parties comprennent quand même pas mal d’envolées lyriques, et j’avais vraiment peur que le bestieau ne tienne pas la route sur tout un concert. Je n’ai jamais autant aimé avoir tort. De plus, les musiciens sont bien dynamiques sur scène, Roméo est tout gros et tout pas beau, mais il est tellement chou quand il bouge sa tête parce que ses cheveux le gênent :D . Par contre, la batterie peut être remplacée par un hélicoptère, pas de problème, mais bon, le pauvre n’a pas vraiment la place pour s’exprimer de toute manière. C’est peut être aussi ce qui rend Symphony X bien plus binaire.

Les titres s’enchaînent rapidement. Bonne surprise, on n’aura pas que du “Paradise Lost”, on a quelques bonnes surprise (Evolution ou encore Inferno), même si certains incontournables ne sont pas présents (Damnation Game,  The Eyes Of Medusa …). Le groupe nous présente même deux titres de leur album à paraître en juin : “End of Innocence” et “Dehumanized”. Rien de spécial à signaler sur ces deux titres, du bon et du moins bon, je ne saurai me prononcer sur l’album à venir. En plus faut pas trop m’en demander, je savais même pas que y’avait un nouveau Symphony X qui sortait moi !

Et niveau public ça donne quoi ? “HEY HEY HEY HEY” A des vitesses différentes selon les morceaux, mais rarement en phase avec les morceaux “as usual …”. Du bon kevin comme on les aime (ou pas).

Une grosse heure et quart de jeu pour Symphony X et je peux enfin rentrer chez moi … à pieds. C’est qu’elle aura été longue quand même cette soirée. Bon, assister à un concert de Symphony X : Check. A refaire ? Sans doute pas, enfin pas dans le cadre d’un concert classique. En festival, why not, mais ce genre de soirée, c’est quand même un peu trop heavy pour moi sur la durée. Même si au final je n’ai rien à reprocher à la prestation de Symphony et de Nevermore, je dois bien reconnaître que les trois groupes à se farcir avant, ça use. M’enfin, ça fait des souvenirs, et les deux principaux intéressés étaient quand même en grande forme et nous ont offert chacun une prestation de haute volée. J’en garderai un bon souvenir.

Pain of Salvation … en attendant Road Salt II

•mars 10, 2011 • Laisser un commentaire

L’idole des jeunes Daniel Gildenlow s’est prononcé hier quant à l’avancée de Road Salt Part II, opus censé poursuivre et clore le projet Road Salt initialisé en mai dernier.

Globalement, ce second opus était censé sortir dans la foulée du premier,, puis reporté. On nous avait dit “1er semestre 2011″. Mais voilà, M. Gildenlow est un perfectionniste, et est plutôt partisan de la politique du “when it’s done”, chose que personnellement, je ne saurais lui reprocher.

Bref, où en est on donc ? Daniel a annoncé, hier donc, qu’il avait réenregistré “Gone” et “Motar Grind”, titres présents sur l’EP “Linoleum”. Ces deux titres seront présents donc, mais dans des versions retravaillées. Dans quel sens ? Là reste tout le mystère.

De manière général, le suédois a annoncé un opus dans la lignée du premier mais peut être un poil plus “Dark”. Hmmm peut être ce qu’il manquait justement à Road Salt I à mon goût ? Maybe … En tout cas, une chsoe est certaine, ces annonces n’ont su que relancer mon attente pour l’album. Ah et oui, une date de sortie aussi … enfin plutôt un mois : septembre 2011, avec des dates de concert en plein bookage.

Je prie bien sûr chaque soir qu’une date pour Lyon soit réservée (Le groupe avait déjà boudé Lyon pour la tournée de RS1 à mon grand désespoir). Mais j’aurai peut être un avant goût au Hellfest 2011 … si j’y vais.

Une attente relancée, je vais redevenir impatient, chiant comme tout, mais pour l’heure, je vais relancer PE1. Parce que.

Source : Inside The Pain

Anathema + CloverSeeds + Petter Carlsen @ Ninkasi Kao – Lyon 21/02/11

•mars 3, 2011 • 1 Commentaire

Cela fait une grosse semaine maintenant que j’ai pu assister à la prestation des britanniques d’Anathema. Après avoir juste “surkiffé” leur dernier opus en date “We’re Here Because We’re Here”, une date parisienne d’octobre dernier loupée, j’étais juste impatient de voir ce que le groupe pouvait donner sur scène. Rapide compte rendu d’une soirée magnifique.

I : Petter Carlsen

On commence avec l’outsider de la soirée, “l’homme qui jouait seul sur une scène avec une lampe”. Totalement inconnu au bataillon, j’avais rapidement jeté une oreille sur son Myspace quelques temps avant le concert. Si sa musique est propre, mais ne réinvente pas forcément grand chose, Carlsen nous a livré une prestation très sobre, très propre, très “intimiste”. Aucun accompagnement, juste lui, sa guitare et quelques “samples” pour le soutenir. La prestation était de bonne facture, j’écouterai pas ça tous les matins au réveil, mais comme première partie pour un concert, j’ai vu tellement pire que je serai presque prêt à dire que c’était “très” bien. Un amuse gueule qui a pleinement rempli son office.

II : CloverSeeds

Un rapide changement de plateau, quelques roadies, et c’est partie pour CloverSeeds. J’avais déjà vu ces petits gars de Clermont-Ferrand déjà deux fois, lors d’un concert d’Enneade au feu Lyon’s Hall en 2008 et au Double Six en 2009. J’avais pas mal accroché à leur premier album, des morceaux relativement courts mais avec des ambiances bien planantes. Je me réjouissais donc de les retrouver en ouverture d’Anathema, qui au passage est un beau tremplin pour eux. Leur leader l’a d’ailleurs bien souligné. Cependant, ces braves zouaves présentaient là leur second opus, et là, c’est le drame. Ou presque. Des ambiances relativement différentes du premier album, plus sombre, et il faut le dire, un poil plus chiantes. Une prestation très propre, des efforts vocaux impressionnants, le chanteur en a à revendre ! Et malgré mon attente, aucun morceau du précédent album ne sera interprétée, je resterai donc sur ma faim. C’était très bien, mais ç’aurait pu être “mieux”.

III : Anathema

Les deux premières parties ont (bien) fait leur job, on peut attaquer les choses sérieuses. Et pour être sérieux, ça va être très sérieux !

Setlist

“We’re Here Because We’re Here” album

  1. Thin Air
  2. Summernight Horizon
  3. Dreaming Light
  4. Everything
  5. Angels Walk Among Us
  6. Presence
  7. A Simple Mistake
  8. Get Off, Get Out
  9. Universal
  10. HindsightLes autres morceaux
  11. Deep
  12. Pressure
  13. Release
  14. One Last Goodbye
  15. Judgement
  16. Temporary Peace
  17. Flying
  18. Are You There?
  19. Parisienne Moonlight
  20. A Natural Disaster
  21. CloserRappel
  22. Shroud of False
  23. Fragile Dreams

Bon déjà, la moitié de ce qu’il y a à dire est dit : MAIS QUELLE SETLIST !!! Plus de deux heures de concert, l’intégralité de leur dernier album, j’étais aux anges. Mais comme si ça ne suffisait pas, il faut en plus qu’ils nous sortent sur scène ni plus ni moins que ce qui pourrait être un best of ? Bah oui ! Générosité, sans doute la maître mot de la soirée ! J’avais quelques appréhensions sur la prestation vocale de Vincent Cavagnah, mais celles ci ont été totalement infirmées. 2h20 de concert, et rien à redire. Et puis, un homme qui sort un “Merci les caméras, les autres, on joue pour vous”, ne peut pas foncièrement être mauvais :D (Ce fut l’instant prog de la soirée).

A noter une performance acoustique solo de Danny Cavagnah sur “Are you There”. Pendant que tout le monde se repose en backstage. “Mais pourquoi y’a que moi qui bosse dans ce groupe ?!”

On retiendra aussi certaines versions relativement différentes de certains morceaux de leurs versions originales sur cd : une introduction électrique sur “Judgement”, de la guitare à la place du piano sur “Parisienne Moonlight”. On me l’aurait dit avant, j’aurais crié au scandale. En fait, il n’y a qu’eux pour retravailler leurs morceaux. Avec brio ! Un petit pin sur “Shroud of False” qui était “so cute”, quelques interventions du genre “aimez vous les uns les autres” qui n’est sans doute que le reflet de la profonde gentillesse qu’inspirent ces musiciens, c’était planant, profond, intense, beau.

Niveau public, rien de catastrophique à signaler, on ne sait toujours pas frapper dans nos mains en rythmes, surtout pour des changements subtils à la Anathema (véridique, y’en a qui ont du se sentir super con … s’ils l’ont remarqué)

Plus de deux heures après l’entrée en scène des frères Cavagnah, les lumières se rallument. Pendant un instant, j’ai cru oublier où j’étais. Anathema m’a transporté dans le temps et l’espace. j’ai des étoiles plein les yeux et les oreilles. Et rien que pour ça, un seul mot : merci.

 
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